Le harcèlement scolaire est une violence répétée qui peut être verbale, physique ou psychologique : cela peut se traduire par des moqueries, des insultes, des coups ou encore des propagations de rumeurs envers un.e elève.
C’est un délit et c’est puni par la loi.
As-tu déjà été témoin de harcèlement ? Qu’as-tu fait (tu en as discuté avec tes parents, questionné un.e prof, tu es intervenu.e pour empêcher ce harcèlement…) ?
Tu as toi-même été victime de harcèlement et tu as pu réagir pour le stopper ? De quelle façon ?
Comment t’es tu sentie, pendant que tu réagissais et après avoir réagi ?
Raconte-nous en commentaires ton témoignage, il paraitra peut-être dans le magazine !
J’ai été victime de harcèlement scolaire sous forme de moqueries répétées et de violences physiques. Pendant des mois, je souffrais, mais je n’osais pas en parler. J’appréhendais d’aller à l’école. Je pleurais tous les jours. Et puis un soir, j’ai explosé. J’ai dit à ma mère ce qui se passait, et je lui ai montré le bleu que mon harceleur m’avait fait. J’ai beaucoup pleuré, et ma mère a été très fâchée contre ce garçon-là. Mais, quand la maîtresse a demandé au garçon pourquoi il faisait ça, il n’a même pas pu donner une réponse…
C’est lui que j’ai dénoncé, mais en réalité d’autres camarades me faisaient aussi subir des vacheries, alors peut-être que j’aurais dû les dénoncer aussi. Ce traumatisme me suit encore aujourd’hui…
Sur le moment, j’ai regretté d’avoir dit ça à ma mère parce que sa réaction me faisait peur, mais avec du recul, si je ne lui avais pas dit, ça ne se serait pas arrêté, je n’aurais pas changé d’école et je n’aurais pas rencontré beaucoup de ces gens de mon entourage qui me soutiennent et avec qui je peux m’épanouir.
Un rappel important : ce n’est pas de votre faute si vous vous faites harceler. C’est VOUS la victime. Parlez-en, moi, ça a changé ma vie. Souvent, les harceleurs prennent juste comme cible quelqu’un d’un peu différent, d’un peu timide, quelqu’un qu’ils perçoivent comme fragile quoi. Ça ne veut pas dire que vous l’êtes. Ça prouve juste que ce n’est pas de votre faute. Et si, comme dans mon cas, la directrice de votre école nie et tente de rejeter la faute sur vous « parce que vous n’avez qu’à parler » ou autre excuse bizarre (j’étais très anxieuse en société et je ne parlais presque pas, surtout qu’en plus dès que j’émettais le moindre son les gens hurlaient « elle a parlé!! Elle a parlé!!!!! »), puis tente de vous faire rester pour remonter la moyenne de la classe, changez d’école.
Et si vous êtes témoin de harcèlement, dénoncez le harceleur de la personne. Même si c’est votre ami(e). Si quelqu’un avait dénoncé mes harceleurs, ça aurait vraiment pu changer ma vie car je me serais sentie plus soutenue et ça se serait arrêté plus vite.
Mais parfois, même les adultes n’en ont rien à faire, et c’est triste à voir…
Le harcèlement est un combat permanent, et la lutte ne risque pas de s’arrêter demain, malheureusement…
Courage à toutes les victimes.
Moi j’ai été harceleuse et je m’en suis toujours voulu. Je harcelais quand la personne m’énervait. Je ne faisais pas ça pour me sentir plus forte, je n’ai jamais vraiment ressenti un fort besoin de supériorité. Mais j’étais susceptible, et donc je gérais mal ma colère. Ces histoires me pèsent encore sur la conscience et j’en ai beaucoup pleuré. Je voulais me punir moi-même. Je me suis sentie très mal.
Moi j’ai déjà vécu du harcèlement; et c’est grave; surtout n’hésite pas à en parler parce que le plus important, c’est que ça s’arrête parce que tu peux perdre confiance en toi, avoir de plus en plus de personne qui te blesse, te fragiliser. Moi, quand je suis aller en parler, je suis aller dans le bureau de la CPE avec une amie pour m’aider. (et franchement ça aide) la CPE m’a aidé a faire bouger les choses et le harcèlement c’est arrêter. Et après ça on n’osait même plus m’insulter ! Si toi aussi tu est victime ou témoin le plus important c’est d’en parler.